Les premiers jours de Timeliot

Les voleurs de couleurs ! Kodak
Les voleurs de couleurs ! Kodak

Mon univers, qu'il soit graphique ou personnel, a toujours tourné autour des animaux.

C'est plus fort que moi, ça me rattrape toujours.

 

Et pourtant,  un jour en 2007, est né de mes gribouillis, non pas un lapin, mais un petit personnage, une sorte de petit

elfe en collant rouge, avec de longs rubans qui volettent. 

Dans les première esquisses, il avait un chapeau pointu, puis je l'ai arrondi, et accolé une longue tresse.

 (peut-être une référence inconsciente aux "voleurs de couleurs" Kodack, pour ceux qui ont connus la pub  ci-contre 😏 ).

 

Je n'ai jamais bien compris d'où Timeliot sortait, de mon imaginaire certes, mais encore ?... 

Ses yeux parfois un peu bridés, m'ont conduite après mille détours aux estampes japonaises, culture pour laquelle 

je n'avais jamais eu auparavant d'attirance particulière. 

Timeliot - Le mont Fuji
Le Mont Fuji

 Plus j'avançais dans mes recherches, plus j'aimais cet art à la fois épuré, sensuel et puissant.

Et Timeliot s'y fondait à merveille !...

 

J'ai compris l'engouement de nombreux peintres à la fin du 19 ème siècle pour le Japon, que ce soit

dans le mouvement impressionniste ou l'Art Nouveau : Monet, Van Gogh, Mary Cassatt, Hector Guimard... Henri Rivière a même été jusqu'à peindre les "36 vues de la tour Eiffel".

 

Mais je m'égare...

 Ne sachant pas trop quoi faire de mon petit elfe, je suis allée demander conseil à une amie éditrice pour

qui je travaillais. Elle a tout de suite adopté Timeliot.

J'ai fait une proposition d'album sans texte où Timeliot évoluait dans des paysages d'estampes japonaises.

C'était un beau projet qui me réjouissait. Il a été accepté et rapidement un contrat a été signé.

 

C'était en fin 2007 et la crise de 2008 s'annonçait déjà. Le temps que je commence mes recherches, un petit vent de panique a soufflé un peu partout et les maisons d'édition sont devenues frileuses. L'heure n'était plus à la prise de risques et Timeliot semblait soudainement trop "élitiste".

 

Dépitée, je n'ai pourtant pas envisagé de changer mon projet, ni de le confier à une autre maison d'édition.

Mon pauvre petit elfe a atterri au fond d'un carton à dessin. Je pensais que plus tard, son jour viendrait...

 

A suivre....

 

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